Ça n'est pas Jean-Baptiste qui me contredira si j'affirme que le grelot est l'accessoire indispensable du lutin. Pas un de ses personnages qui n'arbore la petite boule métallique au revers d'une manche de son loden ou au sommet d'un capuchon pointu tout aussi emblèmatique.
Le grelot c'est l'objet bling-bling du lutin car ces petits êtres aiment beaucoup ce qui est brillant. Mais il a aussi une fonction indispensable reconnue par tous les spécialistes en petit monde : il donne l'échelle. Effectivement dans l'esprit collectif les grelots ont rarement la taille d'une cocotte-minute. Ainsi lorsqu'on voit un personnage portant à ses basques des grelots aussi gros que son poing fermé on imagine aisément que l'être en question ne dépasse pas en taille celle d'une pinte de bière ; la pinte de bière qui, soit dit en passant, peut très bien servir à donner l'échelle dans une illustration. Elle est, néanmoins, un peu plus difficile à placer sitôt que la scène que vous illustrez se passe ailleurs qu'au bar d'un pub.

Que tous les apprentis dessinateurs de lutin retiennent cela :
Un bonnet pointu, une veste rapiécée et un balluchon au bout d'un bâton c'est déjà pas mal pour faire un lutin, mais ça ne suffit pas. Pensez feuille de trèfle ! Pensez insecte ou araignée ! Pensez noisette percée et coque de noix… mais surtout : pensez grelot !
Bonjour chez vous.